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12 janvier 2013 ~ 0 Commentaires

Comprendre les obligations Européenne

Sans faire trop de bruit, l’émission d’obligations devient de plus en plus important en Europe. Hasard du calendrier ou pas, l’Irlande et l’Autriche se partageraient presque le haut de l’affiche. Time To Think vous propose de revenir sur les émissions d’obligations des deux pays, mais plus largement sur ce qu’est une obligation, et faire un petit parallèle avec le monde de l’Entreprise

C’est quoi une obligation ?

Pour mieux comprendre ce qui se passe en Europe, il faut commencer par comprendre ce qu’est une obligation. Essayons de voir ce concept simplement. En schématisant, une obligation, c’est une dette. Vous allez me dire qu’on en reviens toujours à une dette, mais je n’y suis pour rien. Si on reformule, lorsqu’un investisseur « achète une obligation », il ne fait que prêter de l’argent à la personne qui émet l’obligation. En résumé, l’émetteur d’une action est emprunteur et l’acheteur un prêteur. Systématiquement, la valeur de l’achat d’une obligation doit être égale à la somme de cette dernière. Avec un tel prêt, l’émetteur doit des intérêts à l’acheteur durant toute la durée de l’émission. En général, les organismes nationaux émettent les obligations, mais les entreprises peuvent aussi le faire. Entrer dans le jeu des obligations peut s’avérer risqué, avec par exemple un non paiement ou encore le risque de l’inflation.

Les obligations de l’Irlande

C’est le 8 Janvier dernier que l’Irlande a réalisé le quart de son objectif de 10 milliards d’euros d’emprunts fixé pour 2013. Comment ? Vous l’aurez compris, en émettant des obligations ! 2,5 milliards euros d’obligations pour être précis. Si l’on en croit les données de l’Agence nationale de gestion du Trésor (NTMA), il semble que l’Irlande soit très bien accueillie sur les marchés, surtout après une absence prolongée loin du marché de la dette a long terme. La demande a été plus forte que prévue, et la source de la cette-dernière est intéressante: de nombreux fonds de pension, gérants d’actifs et des comptes non spéculatifs. Oubliez les Hedge Funds dans cette histoire, ce qui est encourageant pour l’avenir. Autant d’éléments qui laissent penser que oui, l’Irlande sortira sans doute de sa situation délicate étroitement liée avec le plan de sauvetage Européen dont le pays avait bénéficié en 2010

Les obligations du côté de l’Autriche

Restons en Europe pour continuer notre mise en lumière des obligations, mais cette fois en Autriche, pour un cas de figure bien différent. L’Autriche devrait en effet réaliser un petit record en Europe: être le premier pays a émettre une obligation à 70 ans ! Gardez en tête le schéma prêteur-emprunteur, pensez aux taux d’intérêts… Et imaginez tout ça sur 70 ansImpressionnant n’est-ce pas ? Pour la déclaration de la responsable de l’agence autrichienne de la dette, c’est ici.

Des obligations dans les entreprises ?

Quittons la grandeur des pays pour parler des entreprises. Car oui, les entreprises peuvent aussi émettre des obligations, mais ces dernières ne sont en général pas de petites tailles. En effet, lorsqu’une entreprise commence, le plus simple pour avoir de l’argent est soit de lever des fonds doit d’emprunter vers une banque. Mais plus l’entreprise grossit, et plus l’alternative donnée par les obligations est intéressante. Pas étonnant donc que plus de 50% du financement des entreprises du CAC40 soit fait au travers des obligations. Mais les PME commencent elles aussi à s’y mettre ! L’avantage des obligations est clairement de diversifier les sources d’argent, et éviter ainsi une dépendance qui pourrait être fatale. Mais on parle aussi de long terme, de taux d’intérêts négociés au cas par cas… Bref, une véritable alternative pour les entreprises, et qui peut nous laisser penser que petit à petit les obligations vont prendre une place de plus en plus importante dans notre environnement.

Vous l’aurez donc compris, les obligations ont un vrai enjeux en 2013. Cet article vous propose une approche des obligations afin de mieux illustrer l’actualité. Pour aller plus loin et rentrer dans ce que l’on appelle les « rendements« , qui sont un peu le nerf de la guerre des obligations, rendez-vous ici. Et pour tous les détails sur l’intérêt des obligations pour les entreprises, c’est ici.

Clement Gracyk (417 Posts)

Créateur de timetothink.fr , je suis passionné par les nouvelles technologies, les sciences de l'information et le management. J'aime essayer de montrer l'actualité sous un autre angle pour ne pas rester sur la présentation des grands médias nationaux.


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